N° 261 – Janvier 2015 – Bulletin pyrénéen n°503


 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 

 
 
 
 
Face ouest du pic de Posets (3 369 m), sous le sommet, d’après une photographie de Didier Sorbé.

[|Commander ce numéro->144]

 Sommaire

2 Éditorial par Jean-François Labourie

4 Les premiers géologues à la conquête des Pyrénées par Jacques Rey

28 De mémoire de gentiane… Jean et Madeleine Besson par Françoise Besson

52 Le sculpteur Mengue et les Pyrénées par Lucille Allirand

70 Aneto et récupération politique par Joseph Ribas et la rédaction

75 Question d’image ?

76 Bibliographie pyrénéenne par Jean-François Le Nail

84 Lectures par Gérard Raynaud

90 Chroniques par Gérard Raynaud­­

110 Musée pyrénéen

111 La vie de la revue

112 Trait d’Union

 Éditorial

Pyrénées et l’ensemble de sa rédaction présentent à leurs fidèles lecteurs leurs meilleurs vœux pour la nouvelle année 2015. Nous vous souhaitons en particulier de fructueuses découvertes pyrénéistes !


Le présent numéro poursuit également cette quête inépuisable, objet de notre passion. Ainsi suivons-nous Jacques Rey, qui présente les premiers géologues des Pyrénées ; Françoise Besson, qui retrace l’œuvre pyrénéiste de ses parents ; Lucille Allirand, qui nous révèle le sculpteur Jean-Marie Mengue, originaire de Luchon ; Joseph Ribas, qui apporte les derniers rebondissements de la récupération politique de l’Aneto ; et Jean-François Le Nail, qui commente la nouvelle édition des Carnets de Ramond.

L’année 2014 s’est achevée par le vote définitif par le Parlement, le 17 décembre, de la nouvelle carte des treize Régions françaises. Cette réforme ne s’est pas faite, pour le moins, dans la concertation. Et elle n’est pas sans conséquence pour le massif pyrénéen.
Ce dernier ne se retrouve certes plus intégré dans trois Régions (Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon), mais dans deux seulement, très vastes : Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin et Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. Au sein de ces méga Régions, dont les appellations ne sont pas encore connues, ni leur capitale, Pau devra défendre le Haut-Béarn face à Châtellerault, situé à 493 kilomètres ; de même, Tarbes soutiendra les vallées des Gaves face à Mende, situé à 415 kilomètres. Dans ce dernier cas, la coha­bitation sera plus difficile : la Lozère est un département montagnard.
Que va devenir la « politique de massif » instaurée par la loi Montagne en 1985? Et la coopération avec les Pyrénées espagnoles ?
Les institutions économiques et les élus (souvent issus de la majorité gouvernementale) ont alerté le législateur sur cette dissolution du massif pyrénéen dans ces collectivités obèses. Les parlementaires ont manifestement privilégié les métropoles au territoire. En fait, les Pyrénées n’ont pas compté au cours de la constitution de la nouvelle carte des Régions.

 

Jean-François Labourie

 

 
Dernière minute : au moment où ce numéro de Pyrénées était sur le point d’être imprimé, nous est parvenue la nouvelle de la terrible tragédie de Charlie Hebdo. Tout le monde éditorial français se sent atteint dans son principe de liberté. Des réactions de compassion sont parvenues en France de tous les pays du monde. Quant à nous, nous avons immédiatement reçu par écrit la sympathie et le soutien de notre imprimeur basque. Qu’il en soit très sincèrement remercié ici.