N° 279 – Juillet – septembre 2019

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 Sommaire

2 Editorial par Jean-François Labourie

4 Joseph Peyré, un cycle montagnard par Jacques Le Gall

19 Question d’image ?
14 La Samaritaine à Cauterets autour d’Edmond Rostand et de Cora Laparcerie par Bertrand Gibert

38 Le marbre statuaire de Louvie-Soubiron par David Penin

56 Nouveaux procès en révision (suite) par Florian Jacqueminet

68 Au soum d’Aspé avec Alphonse Meillon par Romain Bourbon

76 Les guides de Gavarnie et de la vallée de Barèges par Nanou Saint-Lèbe

82 Lectures par Nanou Saint-Lèbe

89 Chroniques par Gérard Raynaud

107 Musée Pyrénéen
112 Trait d’Union

 Ã‰ditorial

Sédentaire ?

La variété des écrits sur la montagne, dans leur fond et forme, est sans borne.
Jacques Le Gall nous présente ici le cycle montagnard de Joseph Peyré, auteur à succès dans l’ entre-deux guerres, prix Goncourt en 1935 et Béarnais natif d’Aydie dans le Madiranais. Joseph Kessel admirait la faculté du romancier d’écrire le désert comme s’il était un méhariste émérite, les plus hautes montagnes du monde tel un himalayiste expérimenté, et ce alors qu’il n’avait jamais arpenté ni l’un, ni les autres. Documentation sans faille, puissance de l’imagination, sens de la grandeur ont fait de ce « prodigieux voyageur sédentaire » un inspirateur. Roger Frison-Roche et beaucoup d’autres amoureux des grands espaces en ont témoigné.
La rédaction remercie chaleureusement le graveur Christophe Laborde-Balen de nous avoir confié, pour la couverture, le dessin original du timbre édité en 2017 par La Poste en hommage à Joseph Peyré. Le souvenir du père du graveur, Louis, n’en est que plus vif.

Bertrand Gibert a choisi quant à lui de relever le rideau du Théâtre de la Nature de Cauterets (dont l’auteur révèle le rôle pionnier de première scène de plein air en montagne) pour nous remémorer, magnifiquement illustrée, une nouvelle représentation, celle de La Samaritaine, pièce écrite en 1897 par Edmond Rostand, cet amoureux des Pyrénées. Il y a une cohérence à jouer en ce lieu sublime la pièce la plus mystique de Rostand : le Théâtre de la Nature exalte la nature de ce théâtre.

Les Pyrénées vont en effet bien loin dans leur générosité pour les arts en fournissant depuis des siècles leur substance minérale, ce magnifique marbre qui truffe nos vallées de l’océan à la mer. David Penin nous présente la carrière de Louvie-Soubiron, en vallée d’Ossau, dont les blancs filons sont prisés des sculpteurs.

Florian Jacqueminet considère lui que rien n’est jamais gravé dans le marbre. Compulsant les revues les moins connues, scrutant les archives privées les plus fermées, et interrogeant les témoins les plus insaisissables, il passe au tamis la chronique pyrénéiste et la sentence tombe. Pour cette deuxième livraison, la scène du délit, sinon du crime, se passe au Néouvielle.

L’œuvre d’Alphonse Meillon, sur les traces de qui Romain Bourbon nous entraîne au soum d’Aspé, entre Gèdre et Cauterets, résulte d’un travail systématique et rigoureux sur le terrain. S’opposant en ce sens à Joseph Peyré, cet érudit pyrénéiste se passionna pour l’histoire (on pense à son Histoire de L’abbaye de Saint-Savin en Lavedan et le bien commun de la Vallée, 1935) et la géographie, topographique et toponymique, des hautes vallées cauterésiennes.

Enfin, Nanou Saint-Lèbe nous présente le substantiel ouvrage de Céline Bonnal sur [L’histoire des guides de Gavarnie et de la vallée de Barèges->1906], vaste base de données sur la vie de ceux qui, aux antipodes de toute sédentarité, passent devant.

Jean-François Labourie

 Documents annexes

En complément de son article Nouveaux procès en révision publié dans ce numéro, Florian Jacqueminet propose aux lecteurs les documents suivants :
1_-_notes_ferbos_du_bulletin_pyreneen_1937 2_-_fazeuilles_article_neouvielle_face_sud 3_-_fazeuilles_note_neouvielle_face_sud 4_-_fazeuilles_08-08-1928_aneto