
C’est probablement dans la nuit du 11 au 12 octobre que le refuge de Barroude en haute vallée d’Aure a été ravagé par un incendie… peut-être à un impact de foudre. Le bâtiment étant construit en bois, il n’en reste rien, mis à part les tôles de la toiture.
La saison de gardiennage ayant pris fin le 29 septembre, il était heureusement vide.
La Gendarmerie nationale et une équipe du Parc national (propriétaire du bâtiment) sont montées sur place pour tenter de déterminer l’origine du sinistre.
Pour Gilles Perron, directeur du Parc national, la priorité est la mise en sécurité de ce qu’il reste du refuge, et de faire savoir que celui-ci est inutilisable pour de longs mois. Quant à l’éventualité d’une reconstruction il affirme: «Dans le contexte actuel, c’est impossible pour le Parc national d’assumer la totalité de la reconstruction du bâtiment. Nous attendons de voir la position des assurances. Notre souhait est de reconstruire le refuge de Barroude mais cela dépendra de la mobilisation des assurances sur ce dossier».
Selon lui, il ne se passera pas grand chose avant 2 ou 3 ans.
Établi près d’un lac et au pied de l’imposante et admirable muraille de Barroude, dans un site à la fois sévère et pastoral, le refuge de Barroude était idéalement placé, sur l’itinéraire de la haute route et dans un site exceptionnel qui attirait de nombreux randonneurs, séduits également par la gentillesse et l’enthousiasme des gardiens Éric et Rozenn.

Voir des photos sur le site du Parc national.
Mis en ligne le mardi 14 octobre 2014.